Accéder au contenu principal

La psychologie ? Kézako ??

Pour beaucoup la psychologie se résume à un cabinet sombre, un divan et un barbu armé de son cigare comme seul outil d'investigation. Elle n'était pourtant pas comme tel à ses débuts.

Je me présente, à l'heure ou j'écris cet article je ne suis encore qu'un étudiant de deuxième année de licence en psychologie.
On nous apprends à l'université que la psychologie est une science, qu'il faut différencier de ce que l'on nomme la psychologie populaire. Celle-ci est la dénaturation ou l'abus de certains concepts.
Par exemple on sait que si on place des images subliminales (durant moins de 30 millisecondes par exemple, votre cerveau les percevra, vous n'en prendrez jamais conscience) de hamburger dans un clip vidéo, on  peut augmenter la probabilité que vous ayez envie de manger. Sans que cela ne concerne spécialement un hamburger, et sans réussir à tout les coup, toutefois.
Dans les journaux ceci s'est transformé en "Comment BigFastFood vous manipule avec des images subliminales pour que vous vous jetiez sur leur burger : le neuromarketing" (ceci dit le neuromarketing reste un domaine valide, mais il donne des résultats plus nuancés que ceux des magazines généralistes).
De même est le psycho-verbiage, qui est la langue de bois (ou xyloglossie pour les amateurs de néologisme) de la psychologie. Il s'agit de vous faire croire à un diagnostique ou une idée vraie juste parce que dedans il y a des termes de psychologie. Certain font même usage du vocabulaire de la psychologie (plus souvent de la psychanalyse en général) pour faire passer des idées mystiques.
Mon but est donc de présenter les courants de la psychologie, ses rapports avec d'autres sciences et ce avec la plus de rigueur possible. Je me permettrais la critique de certains articles ou écoles qui ne sont pas "scientifiques", critique constructive bien entendu, il ne s'agira pas de "casser" mais bien plutôt de faire la part des choses entre bonnes idées et superstitions.
Enfin je vous demanderais d'être indulgent dans vos critiques : qu'elles soient constructives surtout, qu'elles ne soient pas trop acerbes si possible. De mon coté je m'engage à essayer d'être le plus rigoureux possible.     
Venons en maintenant au fait : la psychologie c'est quoi ?

C'est l'étude du comportement humain, de ses modalités, ses mécanismes, ses phénomènes (par phénomène, j'entends aussi la pensée, les motivations et la vie subjective, en gros la manière de voir le monde -). On en tire des lois, des explications et des méthodes thérapeutiques. Elle est une science, avec une méthodologie expérimentale : il ne s'agit pas de simplement balancer son avis, on se base sur des observations sur le terrain ou au contraire en laboratoire et l'on épure le maximum de causes pour n'en cibler que quelques unes et être sur que l'effet obtenu vient de ces causes ciblées et pas d'une seule autre. Ces expériences et observations on doit pouvoir les répliquer, obtenir des résultats similaires à différents essais avec la même méthodologie, mieux encore si on obtient le même résultat avec d'autres méthodologies, car cela signifiera que l'effet est "puissant", ou "robuste", comprenez par là que l'on est sur que ce n'est pas une simple bizarrerie mais bien un fait scientifique.
Comme toute science, la psychologie n'est jamais sure à cent pour cent, il y a toujours une marge d'erreur. C'est notre manière à nous, scientifiques de dire que même si nous essayons d'être le plus objectif possible, nous reconnaissons que nous pouvons nous tromper, mais aussi que nous ferons toujours en sorte que ce risque soit modéré au maximum.   

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Mini-fail de la synergologie : la fente palpébrale

La synergologie se définit comme « la discipline qui permet de décrypter le fonctionnement de l'esprit humain à partir de la structure de son langage corporel afin d'offrir la communication la mieux adapté » (Turchet, 2015). Elle s’appuierait sur un « éthogramme » reliant des milliers de gestes, postures, expressions faciales, zone de démangeaison (visible par l'acte de se gratter) à des significations très précise. Je mets éthogramme entre des guillemets car il me semble qu'en éthologie, si un éthogramme est bien un répertoire de comportements se voulant le plus exhaustif possible, il s'y rajoute un description du contexte et éventuellement de la fonction de ces comportements se voulant le plus objectifs possible. Ainsi on ne parlera pas de l'immobilité tonique du rat (lorsqu'il se fige) comme d'une expression de la peur, mais comme un comportement lors d'une situation de danger. Dans un éthogramme, la boite noire (pensées et émotions) ne sont pas...

Lillienfield, un modèle pour les sceptiques et les psychologues.

 L'article qui suit risque de prendre un ton plus personnel. Déjà je me sens particulièrement redevable par rapport à ce psychologue en particulier. De plus, cet article est écrit à la hâte. "A la hâte sans donner de nouvel depuis plusieurs mois!? C'est la meilleure !" Et vous auriez raison. Ce serait parfaitement justifié.  Mr, Scott Owen Lilienfield, est mort à 59 ans, d'un cancer du pancréas, le 30 septembre de l'année 2020. Né le 23 décembre 1960 dans le Queens, il était expert en dans les troubles de la personnalité . Notamment on lui doit des recherches sur le trouble de la personnalité psychopathique.  Finalement, on avait que des données en rapport avec la loi, sur les critères de la psychopathie (sauf les critères de Cleckley et Hare, qui peuvent tout de même recouvrir des réalités hors incarcérations). Lilienfield nous décomposera le trouble de la personnalité en trois axes: la dominance sans crainte , la tendance à la méchanceté , et l' impulsiv...

Le baillement : forcément un signe d'ennui ?

Nous baillons 250 00 fois au cour de notre vie soit 5 à 10 fois en moyenne au cour d'une journée (merci Wikipédia). Une mesure de notre ennui ? Pas forcément. Il à diverse fonction : sociale, stimulateur ou relaxant, Social car le bâillement est contagieux  : le fait de voir quelqu'un bâiller nous fait bâiller par résonance émotionnelle - le fait de ressentir la même chose qu'une personne en la voyant. Les éthologue, spécialiste du comportement, pense que c'est un moyen "d'être sur la même longueur d'onde", voir quelqu'un faire la même chose que nous inconsciemment (si on à l'impression qu'elle fait exprès ça ne marche pas) la rend plus sympathique. Stimulateur car lorsque que l'on ouvre grand la bouche, deux muscles antagonistes agissent : les muscles masticateurs et les muscles digastriques. Lors de la contraction des masticateurs un influx nerveux et envoyé jusqu'à "la formation réticulé" et le "locus corrule...